Une deuxième étoile sur le maillot et sur le cœur !

Ce dimanche 15 juillet, la France a obtenu sa deuxième Coupe du Monde de football en Russie. Et je dois avouer que cette consécration ne m’a pas surpris même si beaucoup étaient sceptiques au début de la compétition. Plusieurs raisons à cela.

 

La première tient à la trajectoire de l’équipe menée de mains de maître par Didier Deschamps depuis 2014. Quart de finaliste du mondial brésilien en 2014 (battu par le futur champion, l’Allemagne par le plus petit des scores). Deux ans plus tard, à domicile, la France est finaliste malheureuse de l’Euro battue par le Portugal en prolongation. En 4 ans, certains joueurs ont mûri (Pogba, Griezmann, Lloris…) d’autres ont atteint des sommets footbalistiques (N’Golo Kanté ou Varane…) et enfin a émergé plus récemment le phénomène Mbappé.

C’est donc une équipe qui s’est construite, structurée, qui a affirmé sa personnalité et appris de ses défaites antérieures.

 

Ensuite, le profil de Didier Deschamps : compétiteur acharné, amoureux de la victoire et abhorrant la défaite, sa culture footbalistique a été façonnée en Italie et sa gestion des hommes par Aimé Jacquet qui en avait fait son homme de confiance et son capitaine en 1998. Et les épopées de 1998 et de 2018 ont des similitudes frappantes : des matchs parfois laborieux, une défense de fer, un collectif et une solidarité entre les joueurs sans faille et l’apothéose des finales avec de larges victoires contre le Brésil et la Croatie.

 

Solidarité, force collective, ce sont des qualités longtemps attribuées à l’Italie ou l’Allemagne et qui aujourd’hui sont l’apanage de l’équipe de France qui connaît un parcours exceptionnel depuis 1998 : 3 finales de Coupe du Monde et deux finales du Championnat d’Europe. Aucune autre équipe n’a connu une telle trajectoire sur ces 20 dernières années.

 

Une deuxième étoile qui nous permet de rejoindre deux grandes nations du football que nous avons battues en 2018 : l’Argentine et l’Uruguay. Et de nous rapprocher de l’Allemagne (4 étoiles) mais aussi de l’Italie ce qui nous fait encore davantage regretter cette finale de 2006 qui nous a échappée alors que la victoire nous avait ouvert les bras.

 

La France du football est devenue définitivement une grande nation du ballon rond car nous avons gagné cette deuxième étoile en Russie et qu’on dit parfois qu’une victoire à domicile parait toujours (à tort) plus facile à obtenir (comme l’Uruguay en 1930, l’Italie en 1934, l’Angleterre en 1966, l’Argentine en 1978 et la France en 1998).

 

Certes, gagner une Coupe du Monde de football ne va pas booster la croissance de l’économie française ou inverser la courbe de la pauvreté dans notre pays comme certains économistes vont certainement essayer de nous le démontrer demain ! L’essentiel est ailleurs : une victoire dans le sport le plus populaire au monde est un moment unique de communion entre les français, de partage des émotions et c’est l’expression d’une joie infinie. Le bonheur étant toujours éphémère, il faut savourer ces instants sans modération et sans retenue. D’autant que cette équipe de France est jeune, talentueuse, sympathique et empathique avec l’émergence d’une nouvelle star planétaire : Kylian Mbappé qui pourrait suivre les traces d’un certain Zinédine Zidane lui-même révélé lors de la victoire de 1998.

 

Que notre pays soit euphorique après ce deuxième sacre n’est pas étonnant car nous avons connu des heures sombres depuis 3 ans. Alors un peu de légèreté et beaucoup de joie nous fait un bien fou non ?

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2 Commentaires

  1. Nadine trochu

    Bonjour Mr Karyotis. Je profite des congés pour parcourir vos pubications, merci super interessant. J’adore votre papier sur la 2ème étoile. Bonne fin de vancances.

    Reply

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