Des banquiers prêts à soutenir l’économie et nos entreprises

Ca suffit ! Les banques ne sont pas les moutons noirs de l’économie française. Alors qu’elles sont régulièrement montrées du doigt parce que certaines d’entre elles n’accompagneraient pas les entreprises dans leur financement, que d’autres verseraient des rémunérations jugées extravagantes à leurs traders, les banques sont des rouages essentiels de l’économie. Il ne faut pas l’oublier et éviter les amalgames faciles et les caricatures qui alimentent la suspicion, l’aigreur et la sinistrose alors que notre pays a besoin d’enthousiasme, d’innovation mais aussi plus que jamais, de solidarité.

Parce que les entreprises font marginalement appel aux marchés financiers (en dehors bien sûr des très grandes entreprises),  le crédit bancaire restera le principal canal de financement des entreprises. Au regard de la volatilité des Bourses et des difficultés rencontrées par le capital développement pour véritablement décoller en France, cette situation ne devrait pas changer  et cela est plutôt rassurant notamment pour le banquier-chef d’entreprise que je suis.

La conjoncture actuelle change-t-elle la donne ? Absolument pas. Ne dit-on pas que c’est dans ces moments difficiles qu’il faut passer à l’offensive ? Mais si l’on veut que l’économie française ressorte plus forte de la crise de 2008-2009 et de la nouvelle secousse financière actuelle, les banques doivent absolument faire confiance aux chefs d’entreprises qui viennent les solliciter pour financer un investissement, créer des emplois ou encore accompagner une opération de croissance externe. Pour l’instant, et les dernières statistiques de la Banque de France le confirment, le robinet du crédit n’est pas coupé. Loin s’en faut, même si, sur fond de rumeurs, la solidité financière des banques européennes, et notamment françaises, a pu inquiéter les chefs d’entreprise.

En revanche, certains dirigeants de PME constatent une méfiance accrue de la part de leur partenaire bancaire. Les temps de réponse se feraient plus longs, les pièces à fournir pour la constitution des dossiers de financement de plus en plus nombreuses. Ce n’est qu’en rompant avec cette frilosité, que l’on pourrait estimer naturelle lorsque la tempête menace, que l’on pourra construire en France des écosystèmes économiques performants.

Alors que le gouvernement, et les médias, mettent régulièrement en avant le miracle économique de nos chers voisins d’outre-Rhin, il faut savoir que la puissance du Mittlestand allemand repose avant tout sur ces écosystèmes au sein desquels collaborent les entreprises de toutes tailles, les banques, les laboratoires publics et privés ainsi que les collectivités territoriales. Ce n’est que de cette façon que l’on pourra enfin favoriser la transformation de nos PME en entreprises de taille intermédiaire et à fort potentiel de croissance. Faire converger les taux de l’impôt sur les sociétés ou encore l’âge de la retraite en France et en Allemagne comme l’envisage le gouvernement auraient bien moins d’effets que de créer des environnements enfin favorables au développement des entreprises. Où les banques auraient évidemment toute leur place car financer l’économie est notre premier métier. C’est même la noblesse de notre métier.

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