Startup : la nouvelle génération de créateurs à suivre

En l’espace de deux mois, j’ai eu l’occasion de rencontrer les jeunes dirigeants et créateurs de Melty (Alexandre Malsch) et de VDM (Maxime Valette). 

Deux personnalités éloquentes auxquelles nous devrions plus nous intéresser car :

  • Nous aussi, en France, nous sommes capables de produire des « geeks » talentueux. Passionnés d’informatique et parfois aussi de jeux vidéo (Maxime), ils ont commencé très tôt à créer leur propre entreprise. Alexandre Malsch a créé son premier site d’actualité en 2000 à l’âge de 15 ans, et Maxime Valette a lancé son entreprise VDM (« Vie De Merde ») à 18 ans !
  • Alexandre et Maxime ne sont pas passés par les chemins banalisés des grandes écoles : le premier est passé par Epitech et le second a arrêté ses études après avoir obtenu son bac scientifique. Leur parcours est donc un symbole très fort pour tous les jeunes qui souhaitent échapper au moule de reproduction classique de nos élites…
  • Tous les deux ont été frappés très tôt par le virus de l’entreprise et sont devenus chefs d’entreprise avant d’avoir eu 20 ans ! Si notre pays n’a pas toujours une fibre entrepreneuriale très développée, il est rassurant de constater que cela n’a pas démotivé nos jeunes talents qui assurent l’un et l’autre qu’il est assez facile de monter sa propre entreprise en France… Incroyable non ?
  •  Alexandre et Maxime ont compris tout de suite que leur terrain de jeu serait international s’ils voulaient développer leur business. Melty est par exemple présent en Italie et en Espagne, et VDM a une version brésilienne et suédoise !
  • L’un et l’autre maîtrisent aussi parfaitement l’art de la communication et ils sont excellents dans la prise de parole en public. Par ailleurs, ce qui m’a frappé autant chez Maxime que chez Alexandre, c’est leur maturité, la fraîcheur de leur regard sur notre société, et leur capacité à se projeter dans des environnements totalement différents. Bluffant…
  • S’intéresser à leur business vous permettra de découvrir les centres d’intérêts des jeunes (entre 15 et 35 ans) et peut-être même, de vos enfants. Ne vous laissez pas décrocher pas l’accélération technologique et digitale de notre société, et essayez de rester dans le match de la modernité.
  • Les rencontrer, les écouter ou les faire intervenir est le meilleur antidépresseur que je connaisse. Ils sont lucides et optimistes, observateurs et créateurs, visionnaires et pragmatiques mais aussi, à la fois chef d’orchestre et premier violon…

Par conséquent, à consommer sans modération !

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2 Commentaires

  1. Cantor

    Absolument d'accord avec cet hommage, particulièrement le dernier paragraphe puisque c'est ce que j'ai pu moi-même constater.

    J'ajouterais qu'il ne faut pas hésiter à inciter ces jeunes (et moins jeunes aussi) entrepreneurs à venir partager leurs expériences, bonnes ou moins bonnes (ah le syndrome français du premier échec qui vous poursuit…) dans les lycées.

    C'est comme cela que l'on donnera envie à nos jeunes ;  l'éducation nationale change à cet égard, mais selon son rythme : très lentement, sans grande incitation pour ses personnels.

    Les responsables, entrepreneurs, créateurs, …ont, je pense, ce devoir de frapper aux portes des lycées et universités s'ils veulent être en cohérence avec leurs discours encourageant prises de risque, innovations et optimisme quant à l'avenir de notre pays. Il faut allumer des mèches dans de multiples endroits pour qu'éclate le feu d'artifice !

    As a conclusion : que c'est agréable de voir le sens des responsabilités que peut acquérir un élève que l'on a eu il n'y a pas si longtemps (10 ans c'est beaucoup ?).

    Un professeur de lycée de Reims qui croit aux vertus enrichissantes de l'entrepreneuriat.

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  2. Philippe THOORIS

    Bonjour Daniel,

     

    Nous avons beaucoup à apprendre de ces jeunes créateurs, et, comme je suis désormais en Rhône Alpes, ce ne sont pas les exemples qui me manquent (Grenoble est je crois la 5ème ville mondiale de l'Innovation). Ce qui me surprend encore est leur grande faculté d'adaptation à tout milieu étranger ou nouveau.

    Par ailleurs je viens de consulter le résumé de votre livre "la France qui entreprend" … Je ne vais pas tarder à l'acheter !

    bien amicalement

    Philippe

     

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